Nucléaire et santé

La répartition de la dose radioactive (moyenne française), en mSv.

Échelle de correspondance des niveaux d'exposition et des effets sanitaires.
Nous sommes tous exposés à la radioactivité naturelle, et les effets de la radioactivité sur l’organisme ne sont pas de nature différente selon que la radioactivité est d’origine naturelle ou artificielle.
Le contrôle de l’exposition aux rayonnements est l’objet de la radioprotection. La réglementation française actuelle impose une limite de dose de 20 mSv* sur douze mois consécutifs (décret de mars 2003) pour l’exposition des travailleurs, et de 1 mSv/an (décret de mars 2001) pour l’exposition du public. À titre indicatif, l’irradiation naturelle moyenne est de 2.5 mSv/an, mais il faut préciser que les limites de dose ci-dessus concernent les doses ajoutées par l’activité humaine.
En comparaison avec les doses naturelles, l’impact dosimétrique des installations nucléaires est faible. Une centrale nucléaire rejette dans l’environnement dix fois moins de radioactivité qu’une centrale à charbon ou à fioul de même puissance : la dose collective est de 1,6 à 2,6 homme-sievert par gigawatt-an pour une centrale nucléaire, contre 20 pour une centrale à charbon. L’impact des usines du cycle (retraitement, mines) est plus important : selon le dernier rapport de la Commission Nord-Cotentin, la dose induite par les rejets de l’usine de La Hague sur la population la plus exposée est de 0,06 millisievert par an, soit environ vingt fois moins que la dose due à la radioactivité naturelle.
Si l’effet des fortes doses relevant de situations accidentelles graves est bien connu, la problématique des faibles doses de rayonnements reste un sujet de recherche biologique et médicale (relation entre le risque et la dose, effet de seuil), avec un volet épidémiologique. Il en est de même des effets héréditaires des radiations.