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Repères / Le nucléaire en France

Le nucléaire en France

L'énergie nucléaire s'est imposée en France suite aux chocs pétroliers des années 70, afin d'accroître l'indépendance énergétique du pays. En 1974, le gouvernement a ainsi lancé un programme de construction de centrales nucléaires, dont les coûts d'exploitation sont peu sensibles aux fluctuations pouvant intervenir sur les coûts des matières premières.

Le parc nucléaire français est composé essentiellement de réacteurs à eau pressurisé (REP), réacteurs de deuxième génération. La puissance installée du parc nucléaire est de 63 200 mégawatts avec 58 réacteurs (EDF) répartis sur 19 sites. L'âge moyen des centrales françaises en fonctionnement est de 20 ans. Grâce à ce parc nucléaire, la France assure 78% de sa production d'électricité, ce qui lui permet d'atteindre un taux d'indépendance énergétique voisin de 50%.

L'électricité produite en France est actuellement l'une des plus compétitives d'Europe. Pour un fonctionnement en base, le nucléaire, avec un coût de production de 28,4 euros par mégawattheure TTC, apparaît plus compétitif que le gaz (35 euros/MWh TTC) et le charbon (32 à 33,7 euros/MWh TTC) - (source : étude publiée fin 2003 par la DGEMP).

Gestion des dÉchets radioactifs

En France, près de 90% des déchets radioactifs sont des déchets faiblement radioactifs. Le choix de leur mode de gestion a été fait il y a déjà plusieurs dizaines d'années par la mise en place, à l'échelle industrielle, de centres de stockage de surface. Il s'agit des centres de la Manche (qui est maintenant fermé) et de l'Aube gérés par l'Andra, l'agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs. Par ailleurs, il faut y ajouter les déchets dits « TFA » qui sont stockés depuis 2003 dans un site national de stockage de surface, dans l'Aube également. Pour les 10% restants, les déchets moyennement et hautement radioactifs à vie longue, le choix d'un mode de gestion à long terme, n'a pas encore été arrêté. Ils sont aujourd'hui industriellement entreposés en surface, en toute sûreté et pour plusieurs décennies, dans des bâtiments spécialement aménagés sur leurs sites de production : sites de Cogema à La Hague, à Marcoule et au CEA Cadarache.

A propos des réacteurs nucléaires à eau pressurisée REP

Un réacteur à eau pressurisée n'est autre qu'un dispositif élaboré destiné à chauffer de l'eau, avec à l'intérieur de la chaudière une pression de 150 bars et une température de 300°C.

Le principe d'un tel réacteur est d'entretenir en permanence des réactions de fission de noyaux d'uranium ou de plutonium au sein d'un milieu, appelé « cœur du réacteur* » . Chaque fission, induite par les neutrons présents dans le cour, dégage une énergie de l'ordre de 200 MeV*, et produit deux ou trois neutrons supplémentaires, dont l'un sert à entretenir la réaction en chaîne, les autres étant absorbés dans l'eau ou dans les structures ou perdus hors du cour.

Un réacteur à eau pressurisée est de la famille des réacteurs, dits « à neutrons thermiques », c'est-à-dire que les neutrons de grande énergie issus de la fission sont ralentis par chocs successifs dans un milieu que l'on appelle « modérateur* » , pour atteindre l'équilibre thermique avec ce milieu. Ils ont alors une probabilité bien plus élevée d'induire de nouvelles fissions.

Dans un REP, l'eau est à la fois caloporteur et ralentisseur de neutrons. L'eau circule au travers d'une forêt d'assemblages combustibles, longs fagots de minces tubes métalliques en alliage de zirconium, où sont empilées des pastilles céramiques d'oxyde d'uranium ou de plutonium. Cette eau qui circule en circuit fermé dans un circuit primaire en acier très épais cède ses calories en faisant bouillir l'eau d'un circuit secondaire dans un générateur de vapeur. La vapeur ainsi produite va actionner le turboalternateur. Après s'être détendue dans les turbines, la vapeur est condensée grâce à un nouveau circuit d'eau, lui-même en contact thermique avec une source froide, atmosphère, rivière ou mer.

MAJ : novembre 2005
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